ACTUALITÉ DE LA MOTION SUR L’HUMANITAIRE ET SON SOUS-FINANCEMENT

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En juin 2026, les financements demandés par les structures de l’O.N.U. impliquées dans la réponse aux crises humanitaires (Programme Alimentaire Mondial, Haut Commissariat aux Réfugiés, UNICEF, ..) n’atteignaient que 13% des besoins (https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20250616-l-onu-revoit-en-forte-baisse-son-plan-d-aide-humanitaire-mondial-faute-de-fonds) …

Une réduction drastique de l’aide s’est produite alors que les besoins dépassent ceux de l’année précédente : Soudan, Gaza, Syrie, Birmanie, Sahel, …  alors, qu’autant la situation internationale (conflits larvés, guerre commerciale…) que climatique engendre déjà de terribles bouleversements et déplacements de population.

Ainsi en décembre 2025, Tom Fletcher, le principal responsable de l’humanitaire aux Nations Unies  estimait 25 millions de personnes ont été privées d’aide, après la pire année de récolte de fonds des pays membres des Nations Unies depuis 10 ans : https://news.un.org/fr/story/2025/12/1158021

A son AG, la CISE avait voté à l’unanimité ce texte ci-dessous, que l’actualité valide amplement:

“Soutenons les justes causes de l’humanitaire

Ce n’est pas par hasard que l’administration Trump s’en est prise à l’US Aid dès son arrivée au pouvoir. Le démantèlement de la plus importante structure d’assistance étrangère américaine montre une évolution inquiétante de l’humanitaire à laquelle la France n’échappe pas. Tous les ans, les interventions d’urgence et l’aide publique au développement (APD) représentent des dépenses supérieures à 200 milliards de dollars. A la suite des Etats-Unis, la Grande-Bretagne – et la France – ont fait des coupes claires dans les budgets de l’humanitaire. En France, depuis 2023, les budgets de l’APD baissent. Cette année, grâce à des jeux comptables, cette baisse pourrait être de l’ordre d’un quart par rapport à 2024. Alors que cette aide avait été fixée internationalement en 1970 à 0,7 % du Revenu National Brut – et que le gouvernement français s’y est engagé en 2021 – cet objectif n’est plus une priorité. Il avait d’ailleurs été fixé pour 2025 et il a été renvoyé à 2030 par le gouvernement. La CISE demande donc l’augmentation des budgets de l’APD.

En outre, cette aide n’est pas répartie en fonction des besoins réels. C’est pour cette raison que la CISE souhaite rappeler que des conflits négligés (couverture médiatique, faiblesse de l’engagement politique internationale), comme ceux du peuple Rohingya (en Birmanie et au Bangla-desh notamment), du Soudan ou de la RDC méritent un investissement gouvernemental de la France qui, de cette manière, pourrait redorer son image à l’étranger.

La CISE demande au gouvernement français de revenir à l’objectif de 0,7% du Revenu National Brut (RNB) pour l’aide au développement, budget qu’elle propose d’allouer à une entité supra-nationale comme les Nations Unies pour répartir au mieux les fonds , notamment à destination des populations les plus touchées dans le monde: Soudan, RDC, …”

La CISE, de par son engagement internationaliste,  suivra de près l’évolution de cette aide en 2026 et en informera en conséquence.

Décembre 2025

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