Les élections consulaires vont se dérouler à la fin du mois de mai (30-31 mai 2026). Encore mal connues, peu reconnues, elles déterminent des enjeux politiques locaux entre la droite et la gauche mais surtout, elles ont des conséquences sur la vie de nos concitoyens.
Les premières élections consulaires ont eu lieu en 2014. Le rôle des conseillers consulaires – devenus depuis lors des conseillers des Français de l’étranger – est mieux repéré. Ces élus à la proportionnelle dans la plupart des cas servent d’intermédiaire entre les Français hors de France et les autorités consulaires. Sans budget réel et sans grand pouvoir sur les décisions des postes diplomatiques, les conseils consulaires (réunissant les conseillers des Français de l’étranger à fréquence régulière) peuvent aussi faire remonter des dossiers, le plus souvent pour aider nos concitoyens qui ont besoin d’aide. Ce lien d’intermédiaire avec l’administration n’est jamais mis en avant mais il est essentiel au soutien des Français en difficulté.
Il y a bien une différence entre les élus de droite et de gauche. Les premiers transforment les conseils consulaires en chambre d’enregistrement. Ils se servent de leur rôle pour élargir leurs réseaux – les cocktails d’ambassade en sont un bon exemple. À gauche, le conseil consulaire n’est pas une chambre d’enregistrement qui entérine les mesures décidées par les gouvernements pour les Français hors de France. Il peut être utilisé comme une opportunité pour faire entendre une voix différente pour ne pas dire discordante.
Un conseil avant ces élections. Votez pour les listes de gauche qui affirment nos valeurs – a fortiori quand la CISE apporte son soutien. La droite avance masquée avec des listes « citoyennes » et des affirmations comme le fait « on ne fait pas de politique, on aide les Français ». Les candidats qui prétendent ne pas faire de politique sont tous, sans exception, de droite.