La solidarité lorsque l’on vit à l’étranger : exemples concrets

femmes solidaires carre

Il est intéressant de constater comment certains découvrent la « solidarité » à 40 ans passés, à l’occasion d’une crise ou d’une situation exceptionnelle. Même les plus capitalistes/individualistes d’entre eux promeuvent alors « l’entraide » entre compatriotes, encensent le bénévolat et exigent la gratuité des services rendus dans de tels contextes. A moins que ce ne soit l’approche des élections consulaires qui aient poussé certains à se faire le fer de lance de la solidarité, voyant par la mise en place de réseaux d’entraide, le moyen de se faire connaître et d’élargir un peu plus leur électorat ?

Toujours est-il qu’à gauche, la solidarité n’a jamais été qu’un simple mot : c’est une valeur fondamentale pour laquelle on s’est toujours battu et qui surtout, ne s’arrête pas aux frontières nationales. Elle est par définition inter-nationale. Au quotidien, lorsque l’on vit à l’étranger, elle est souvent mise en œuvre concrètement par les femmes. Aujourd’hui encore, ce sont elles en effet qui sacrifient leur carrière pour l’unité et le bien-être de la famille. Et qu’il est dur de renoncer à un métier que l’on aime, à cette reconnaissance et cette intégration sociales que permet le fait d’être actif professionnellement.

Mais la plupart du temps, ces héroïnes du quotidien, invisibles socialement, ne se contentent pas seulement de maintenir l’équilibre psychologique et matériel de la cellule familiale : ce sont elles qui mettent en place des actions de solidarité concrètes au sein des communautés. Et pas simplement au sein des établissements scolaires (on sait que les associations de parents d’élèves sont majoritairement investies par des femmes qui donnent de leur temps bénévolement et sans lesquelles les écoles se retrouveraient bien en peine…). Une de mettre sur pied une bibliothèque ou un club d’échecs ou de lecture, l’autre d’organiser des soirées dictée, une troisième de prendre en charge un groupe sportif, une quatrième de sensibiliser à l’inclusion, une cinquième de proposer des randonnées touristiques, une sixième de partager son expertise dans tel ou tel domaine, une septième de recueillir des animaux abandonnés, le tout sans jamais d’échange monétaire.

Car oui, ces relations dans lesquelles l’argent est totalement absent sont bien une réalité, et ce même dans une ville comme Dubaï souvent décrite comme la « capitale du capitalisme » : c’est là-bas en effet que l’on trouve toutes les initiatives susmentionnées, toutes portées par des femmes qui n’attendent rien en retour et qui accueillent et ouvrent leurs actions à toutes les nationalités. Ces relations reposent sur la confiance, le respect et la réciprocité, autrement dit la solidarité. Bravo à elles !

MDI

CISE

Mai 2026

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