Le néolibéralisme est à l’œuvre – ou plutôt défait ce qui avait été patiemment, et généreusement, construit. Pour les écoles françaises, le rapport Ferrand de 2004 marque le début d’un projet de démolition dont on voit aujourd’hui le résultat. Fonctionnaires et profs trop chers, trop exigeants, trop attachés à leurs droits, à une éthique de l’enseignement. Il a fallu à peine deux décennies pour que la logique de fonctionnement du secteur privé devienne la norme des écoles françaises à l’étranger.
Les différents gouvernements, sans exception, ont poussé à la privatisation d’un outil qui marchait bien – et qui coûtait peu au total. Cette évolution s’est adossée aux revendications des parents dont l’antienne a toujours été qu’ils payaient « trop ». Les enseignants ont dès lors été dans le collimateur. Jamais on n’aurait pu penser, il y a 20 ans, que la situation des profs, quel que soit leur statut, puisse être à ce point dégradée.
Brutalisation. C’est une brutalisation que les enseignants ont subie et, hélas, subissent encore. Comme en métropole, ce n’est pas seulement une perte de prestige dans la société mais à l’étranger leur pouvoir d’achat s’est effondré alors que la charge de travail, elle, n’a cessé d’augmenter. Perte de droits et précarisation de la fonction vont de pair dans l’ensemble du réseau.
Vous avez la parole. Écoutons.
Les témoignages que vous entendrez ne seront pas signés.
On en est là.
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