L’illégalisation des migrations et la chasse aux personnes migrantes fait de nombreuses victimes au niveau global. On ne compte plus les personnes noyées en Méditerranée, à Mayotte ou dans le Golfe du Bengale, mortes de déshydratation ou d’asphyxie aux frontières extérieures et intérieures de l’Union Européenne, sur les routes d’Amérique centrale ou le long du mur qui balafre la frontière sud des Etats-Unis. Le simple fait d’être étranger-ère ou immigré-e implique dans tous les pays une inégalité de droits politiques, économiques, sociaux et culturels avec les nationaux. 

L’urgence climatique rend la persistance des frontières et des politiques migratoires restrictives encore plus absurde. Déjà mise à mal et non-respectée, la Convention de Genève sur les personnes réfugiées n’inclut aucune clause concernant l’asile climatique, pas plus que les pactes globaux des Nations Unies sur la migration et le refuge ne comprennent d’élément contraignant sur le sujet. Faut-il laisser les premières victimes du changement climatique mourir aux frontières de pays riches, polluants et sanctuarisés au motif de la satisfaction d’une rhétorique électoraliste raciste et xénophobe ? 

Les polices aux frontières jouissent déjà d’une grande impunité dans leur répression des personnes migrantes. Parmi ces dernières, beaucoup subissent un enfermement arbitraire dans des « centres », des prisons discrètes qui ne disent pas leur nom. Pire, l’Union Européenne renforce chaque année les moyens de son agence Frontex, responsable de la lutte contre l’immigration. Une police qui n’est contrôlée par aucun-e juge. 

Plusieurs espaces expérimentent déjà la liberté de circulation entre leurs Etats membres, comme la Communauté Andine, l’ASEAN (hors Myanmar). Mais la liberté de circulation reste généralement le privilège de personnes fortunées portant le passeport de pays riches. Les politiques restrictives de visas et la fermeture des frontières restent donc l’expression d’une inégalité entre riches et pauvres, exploiteur-euse-s et exploité-e-s. 

Internationaliste et ouverte aux non-français-e-s, la C.I.S.E milite en faveur du droit à la liberté de circulation des pauvres comme des riches.

C.I.S.E.

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