Les faits sont là, les pays du G20 sont responsable de 80% des émissions de gaz à effet de serre. Ces gaz sont à l’origine du changement climatique. Mais qui en subit le plus, les conséquences ? Les pays les plus pauvres et notamment le sud Malgache, première population à mourir de faim à cause du réchauffement climatique.

Actuellement, suite aux épisodes de sècheresse de ces trois dernières années, plus d’un million de Malgache meure de faims dans l’indifférence la plus totale. Depuis plus de neuf mois la population se nourri de cactus et de tubercules sauvages. D’autres mélangent de l’argile aux graines de tamarin. Les familles ont vendu le peu qu’elles possédaient. Avec la pandémie de Covid le travail en ville n’est plus une solutionpour la population paysane. Ces personnes reçoivent de plein fouet les excès de la population la plus riche et sa conséquence : le dérèglement climatique,

Le directeur exécutif du Programme Alimentaire Mondial (PAM), David Beasley, nous rappelle

“Ces gens n’ont contribué en rien au changement climatique et ils en prennent l’entier fardeau à l’heure actuelle”

Le PAM a tiré la sonnette d’alarme depuis 2020 sans pour autant arriver à mobiliser les états des pays les plus riches.

Au sud de Madagascar, des millions de personnes menacées de mourir de faim.

Plus inquiétant encore, le président Malgache lui-même ne se préoccupe que très peu de la situation et la population.

*Alors que le sud de Madagascar connaît une terrible crise alimentaire, le Premier ministre Christian Ntsay a reçu vendredi 18 juin le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley, en visite de courtoisie dans le pays, ainsi que le directeur pays de l’organisation, Moumini Ouedraogo. Le président de la République Andry Rajoelina, en déplacement en France pour raison privée (la confirmation de sa fille), n’a pas pu les recevoir.

Outre le fait qu’il faut réagir d’urgence pour aider ces populations, il est plus que nécessaire de se rendre à la raison, notre mode de vie n’est plus soutenable.

Le modèle consumériste néolibéral prônant le chacun pour soit et le toujours plus doit être combattu. Se référer au PIB et rechercher sa croissance, sont des pratiques d’un autre monde.

Albert Jacquart en son temps nous exhortait à plus de relations entre humains, d’échange de connaissance, de coopération. C’est la même analyse pour les collapsologues. Le dérèglement climatique va engendrer tellement de mouvement de populations que nous devons inventer et imposer de nouveaux modèles sociétaux. Un autre monde est possible, apprenons des d’organisations alternatifs tel que la chambre d’agriculture du Pays basque [Euskal Herriko Laborantza Ganbara], les ZAD, le Larzac, et bien évidement le Rojava.

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