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Croissance ou développement durable?

Il est temps d’abandonner l’idéologie de la croissance pour celle du développement. L’exemple végétal est un bon modèle de flux d’énergie et de matière en relation avec la croissance et le développement.

Dans tous les cas du monde vivant l’achèvement du développement est synonyme de fin de croissance, de maturation, de state adulte. Le schéma de l’arbre adulte est celui où toutes les branches ont fini par se développer, c’est-à-dire ont bénéficié d’une répartition de l’énergie et de la matière entre elles. Durant la croissance économique que nous avons connue, les énergies, surtout non-renouvelables, et leur répartition étaient, et sont plus que jamais, contrôlées par un petit nombre de gens, les détenteurs de capitaux. C’est l’économie capitaliste qui, en concentrant les moyens a permis le développement industriel. Le communisme marxiste, quant à lui, a fonctionné comme capitalisme d’état. Mais, comme chez les végétaux, où l’accaparement des ressources par les cellules apicales inhibe les ramifications, et permet la croissance en hauteur du végétal, les détenteurs de capitaux déterminent la direction de la croissance par la concentration des moyens entre leurs mains. Cette croissance a jusque là permis un développement certain, en France par exemple. Ce développement a créé des structures, qui sont le résultat de ce développement, comme les villes, les routes, le chemin de fer, les écoles, les hopitaux etc.

Chez les végétaux le vieil arbre doit s’abattre pour laisser la place aux jeunes, mais entre temps il aura achevé son développement en créant les semences contenant les informations génétiques qui devront être développées après la croissance nouvelle etc. Ces semences sont l’équivalent de la civilisation en tant qu’ensemble de savoirs et contiennent l’information, comme l’ADN, pour reconstruire une autre société viable. Mais pour cela il faut que la société soit mature, cesse de croître en volume et encombrement et développe enfin toutes ses capacités de résolution des petits problèmes quotidiens. Pour cela on n’a pas besoin de plus d’énergie mais de plus de structuration.

Alors, quelle méthode utiliser pour parer à la fin de la croissance économique par manque d’énergie et par encombrement des déchets? Une structuration étatique qui s’appuiera sur les structures existantes des états actuels, un grand centralisme et dirigisme? Ou bien une plus grande autonomie des petites sous-structures, en un fonctionnement plus modulaire? Si on veut ménager écologie et démocratie, la deuxième solution paraît plus adaptée. Mais entre ces deux options, le pseudo-libéralisme économique qui consiste à laisser l’économie aux mains de quelques oligarques n’a aucune place dans les solutions à la crise écologique.

Frédéric Bendali et Vincent Buard

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