Cette question posée par Cyril Dion lors d’une de ses « Luttes enchantée » sur France Inter, le 29 janvier 2025, nous interpelle tous : face à la montée globale des droites qui capitalisent sur la peur, des actes xénophobes, des pensées soi-disant rebelles, que faire, quelle attitude adopter, quelle décision prendre ?
Le passé nous enseigne que seule l’union fait la force pour renverser un cours de l’histoire. Même si je peux être seul pour initier une série causale nouvelle (Hannah Arendt), je veux en rejoindre d’autres pour honorer cette part d’humanité en moi qui résiste vraiment, pour la faire gagner en efficacité et sagesse. La solution est donc collective, c’est-à-dire politique.
Nous en avons marre de nous faire traiter de woke, d’islamo-gauchiste, de bisounours ? Alors, il va falloir aiguiser nos arguments et garder le cap d’une pensée de plus en plus à contre-courant. Elle refuserait l’arrogance qui viendrait d’un éveil mystérieux (un savoir « woke ») voire mystique (ah, les religions qui font du développement personnel…) ; elle ne tombe dans le piège ni du « tout le monde il est gentil » ni du « on ne peut faire confiance à personne ». Elle marcherait peut-être sur un fil. Mais à la fois pragmatique et exigeante, elle avancerait.
Simplement, tranquillement, s’engager quelque part pour changer le monde en commençant par balayer devant sa porte, mais en sachant aussi lever les yeux du guidon. S’accouder à d’autres pour rejoindre un mouvement qui dit « non », qui entend les sirènes d’alarme d’un monde malade de son environnement naturel, de son économie, de ses relations sociales et politiques.
Comme français vivant à l’étranger, rejoindre la Confédération Internationale Sociale et Écologique (CISE), c’est consentir à ce pas décisif qui fera que peut-être, dans une dizaine d’années, je pourrai dire : « nous avions vu juste », et, je l’espère « on l’a échappé belle, en partie grâce à NOUS ».
Pascal AUDE
4 septembre 2025