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…et Julian Assange dans tout ça ?

Refugié depuis 2012 à Londres dans l’ambassade de l’Equateur pour échapper à un mandat d’arrêt européen pour viol (émis par la Suède puis abandonné en 2017) et aux poursuites étasuniennes suite à la diffusion des WikiLeaks, le lanceur d’alerte a été finalement chassé de cette ambassade, arrêté par la police anglaise et est maintenant incarcéré depuis le 11 avril 2019 dans une prison de haute sécurité de Belmarsh.

Pour mémoire, Julian Assange a mis son talent de hacker pour faire du vrai journalisme d’investigation, à une époque où l’information passe par Internet. Il a fait diffuser par Wikileaks, créée en 2006 de nombreux et bouleversants scandales de part le monde et des milliers de crimes de guerre (Juan Branco, Le Monde Diplomatique). C’est alors que les médias voulant se mettre en avant utilisèrent avec enthousiasme ses nouvelles, mais comme Assange ne respectait aucun entregent, les grands médias ont considéré qu’il leur faisait de la concurrence “déloyale” et se sont retournés verbalement contre lui. C’est alors qu’en 2010 le parquet suédois émit un mandat d’arrêt pour viol, non pas à la suite d’une plainte pour viol, mais à la suite d’une demande de la part de deux de ses partenaires sexuel s’il était possible d’obliger Assange de faire un test de MST sur sa personne. On se demande pourquoi la police suédoise a immédiatement transformé ça en plainte pour viol et aussi pourquoi les deux nanas se sont soit, pour l’une, complètement désintéressée de l’affaire, et pour l’autre, relancé la plainte. En tout cas on comprend pourquoi plus tard, le parquet suédois a abandonné toute plainte. Mais entre-temps, Assange a cru bon de se réfugier dans l’ambassade d’Equateur, donnant à la justice britannique le prétexte de l’accuser de violation de ses conditions de liberté provisoire. Prétexte à son incarcération. Un groupe d’experts indépendants, mandatés par le Conseil des droits de l’Homme mais ne s’exprimant pas au nom des Nations unies, se dit «profondément préoccupé» par la décision de la justice britannique, estimant qu’il s’agit d’une «peine disproportionnée» qui a été «imposée à M. Assange».

On le voit, l”Habeas Corpus”, fondement de la civilisation britannique et adopté par la suite comme fondement de la démocratie libérale, est décidément une notion qui a perdu de son sens. C’est très grave.

A la C.I.S.E., nous sommes unanimement, toutes tendances confondues, contre cette parodie de justice qui est en fait une véritable chasse à l’homme

Pour son courage et sa volonté d’informer la population mondiale de ce qui ne doit pas être caché, nous nous joindrons aux groupes faisant pression sur les autorités étasuniennes, britanniques, françaises pour qu’elles suivent les recommandations des experts des Nations Unies le concernant.

Frédéric Bendali

Vincent Buard

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