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Ne perdons pas de temps !

  Lytton au Canada, Ahrweiler, Euskirchen ou Schuld en Allemagne, Verviers ou Pepinster en Belgique, Zhengzhou, Dunhuang en Chine, sont devenues les villes martyrs de notre temps.Le changement climatique se conjugue au présent. Pas un jour ne passe sans que nous n’en éprouvions la dure réalité : 54,4°C aux États-Unis, 49,6°C au Canada, 47°C au Maroc, surchauffe en Sibérie, canicule à New Delhi, feux de forêts en Californie Et cette liste n’est en rien exhaustive. Des milliers de personnes ont perdu la vie. Des millions de personnes affectées, des villes et villages sont peu ou prou rayés de la carte, des écosystèmes détruits ou transformés à jamais. Les scientifiques l’annonçaient depuis des dizaines d’années, cela devient une réalité. Ce sont des territoires martyrs de la procrastination et de l’inaction coupables des dirigeants politiques et économiques : 

Que ne comprennent pas les décideurs dans le terme « urgence climatique » ? 
Que ne comprenez-vous pas dans le terme « urgence climatique » ? le rapport du club de Rome en 1972 ou rapport Meadows (The Limits to Growth), Rene Dumont en 1974, nous avez alerté. Que faudrait-il donc expliquer de plus que tant de rapports du GIEC n’ont déjà énoncé avec clarté depuis des dizaines d’années ?Parler de « catastrophe naturelle » ne saurait éluder leur responsabilité tragique de n’avoir pas lutté efficacement depuis des années contre le changement climatique et ses conséquences.
 En matière climatique, ce ne sont pas les Gaulois récalcitrants qui posent un problème. Non. C’est l’inertie des gouvernements. Il n’y a pas d’écologie punitive. C’est l’inaction du gouvernement et sa procrastination qui sont punitives et coupables. Fondamentalement, elles sont même un crime climatique condamné par le tribunal administratif. L’insécurité devient écologique, aggravée par l’incurie de nos gouvernements. Ne laissons pas notre droit à la sûreté soumis à un tel arbitraire. N’attendons pas des dirigeants politiques qu’ils fassent demain ce qu’ils n’ont pas fait hier. Organisons-nous pour reprendre la main. Sur le terrain, en solidarité avec celles et ceux qui sont affectés par les conséquences du réchauffement climatique et pour déployer toutes les expériences alternatives là où c’est possible. Dans les organisations de la société civile pour rouvrir le champ des possibles. Enfin, en tant que citoyennes et citoyens de ce pays, saisissons-nous des prochaines échéances électorales pour faire campagne en faveur d’une véritable révolution écologique et sociale : seul un puissant ouragan citoyen pourra nous sortir de l’ornière.
  
 Pendant l’été, Bronzons utile :  
Croissance verte un oxymore….  
 
Hélène Torjman nous invite à prendre le mal à la racine, ne pas partir dans une fuite en avant qui ne mènera qu’à la catastrophe. La nature n’est pas une marchandise. Les nouvelles technologies ne sont pas une solution et le système capitaliste qui prône le toujours plus ne pourra pas régler les problèmes écologiques qu’il a lui-même engendré. 
Hélène Tordjman, La Croissance verte contre la nature, La Découverte, 2021.

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