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Liberté pour le lanceur d’alerte Julian Assange et les medias

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Julian Assange est un prisonnier politique de l’OTAN. Il est dans une prison de haute sécurité anglaise en attente d’être extradé aux USA pour avoir révélé des crimes de guerre commis par l’armée américaine en Irak et Afghanistan sur la plateforme internet qu’il a fondée, Wikileaks. Les USA ont fait appel du jugement d’un tribunal de district anglais qui s’opposait à l’extradition pour raison humanitaire et la Haute cour de Justice britannique a jugé en leur faveur en 9 minutes (Consortium news). Le jugement en première instance disait que la vie d’Assange ne serait pas en sécurité dans ce pays parce qu’il risquait de s’y suicider et que les autorités pénitentiaires de ce pays ne feraient pas tout pour l’en empêcher, comme l’ont fait déjà les autorités de la prison de Belmarsh où il est actuellement. Julian Assange vient d’avoir la permission de faire appel à son tour du jugement de la Haute Cour favorable à son extradition.

En attendant, l’Angleterre détient ce journaliste pour un délit minime (avoir contrevenu à ses conditions de liberté provisoire à la suite d’une plainte rapidement retirée en Suède) dans un quartier de haute sécurité, comme s’il s’agissait d’un dangereux terroriste. Il y est déjà puni de l’emprisonnement, de l’isolement physique et moral alors que la loi britannique ne prévoit pas de peine aussi sévère pour l’infraction commise. Il a déjà tenté de se suicider dans son actuelle prison, et il est déjà moralement et physiquement très diminué, succombant à la torture psychologique quotidienne qui consiste à se voir perdu pour avoir dit la vérité, vérité qui est le fondement d’un journalisme indispensable à la démocratie. Assange a compris que sa citoyenneté d’homme du monde libre ne le protégeait pas du tout de l’arbitraire. Il est déjà puni pour avoir dit la vérité, détruit psychologiquement. C’est un mort en sursis qui serait extradé aux USA.

La CISE demande la libération immédiate de Julian Assange et des réparations pour le préjudice moral et physique causé par son enfermement injuste. S’il est extradé aux USA, alors l’OTAN ne pourra plus justifier ses guerres par la défense de la démocratie mais pour son hégémonie dans le monde.

Le silence des médias sur le martyr de leur brillant confrère est assourdissant, et fait du choix de la dureté envers Assange un succès pour ses bourreaux. Pourquoi ce silence ? L’atlantisme, leur contrôle par le patronat, leur transformation en vecteur du pouvoir ?

Cette sinistre histoire démontre le besoin d’un service public du journalisme, dans l’audiovisuel et la presse écrite, respectant la charte de la profession signée en 1971 à Münich et restée sa référence internationale : indépendance, recherche de l’objectivité, de l’information la plus complète possible des citoyens,… 

La C.I.S.E. soutient cette demande d’éthique du journalisme, si malmenée depuis.

Frédéric Bendali et Vincent Buard

25 janvier 2022

https://www.change.org/p/free-julian-assange-before-it-s-too-late-stop-usa-extradition/u/29984554?cs_tk=ArFW2GlfoIbHBABYymEAAXicyyvNyQEABF8BvKMpqDQdzC_ZfwyE4p6T6FY%3D&utm_campaign=b23ad09756b14e5e97a3b19d0b8945ca&utm_content=initial_v0_5_0&utm_medium=email&utm_source=petition_update&utm_term=cs

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