Il convient de rendre publiques sur notre site les motions votées à notre dernière assemblée générale, d’autant que l’actualité récente les a rendues encore plus pertinentes: sur l’humanitaire insuffisamment financé, les discours de guerre annonciateurs d’une glissade belliciste, sur les ultra-riches
Les budgets destinés à la défense augmentent drastiquement en Europe, alors que leur somme dépassait déjà celui des USA , avec un discours de plus en plus belliciste et unilatéral, comme celui du chef d’état-major, Mr Meudon, le 18 novembre au congrès des maires de France: “Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production défense, alors on est en risque”. Nous sommes ainsi passés d’un discours à des décisions budgétaires lourdes de conséquences, antisociales. Avant d’aller plus avant, il nous faut en réviser les prémisses.
Motion “Non à la guerre et au discours sur la guerre”
Le 21 janvier 2025 devant les militaires et dans un discours télévisé le 5 mars 2025, Emmanuel Macron a affirmé que la France devait augmenter ses dépenses militaires, notamment pour soutenir l’Europe face aux menaces russes. La loi de programmation (2024-2024), a pour objectif d’augmenter d’un quart les dépenses militaires françaises (de 295 à 413 milliards d’euros). Le « destin stratégique » dont parle Macron passe le renforcement de la capacité militaire française, donc une augmentation des budgets de l’armée. Le gouvernement va donc trouver de l’argent, quand il le souhaite, pour que les dépenses militaires dépassent les 2% du PIB. Ce serait une manière de céder aux exigences de Donald Trump lors du sommet de l’OTAN à Amsterdam en juin 2025. Alors que les Français les plus déshérités ressentent dans leur quotidien la réduction des budgets sociaux, alors que l’ensemble des ménages paient le désengagement de l’Etat dans les services publics, et au premier chef dans l’éducation et la santé, la CISE demande un arrêt de cette politique néolibérale, demande des transferts de crédit du militaire vers les budgets sociaux et conteste la banalisation d’un discours sur la guerre. L’histoire a enseigné que la militarisation d’un pays conduit à l’aggravation des tensions et à la guerre.
CISE
1er décembre 2025